5 septembre 1903
Irma Levasseur [1878-1964] obtient l’autorisation d’être admise au Collège des médecins et chirurgiens du Québec grâce à un projet de loi [bill privé] émanant d’un député de l’Assemblée législative du Québec. Elle est la première Canadienne française habiletée à pratiquer la médecine au Québec, elle se tourna alors vers la pédiatrie, science à peu près inconnue chez nous. Aucune de nos facultés de médecine n’admettait les femmes, elle dut aller étudier à l’université Saint-Paul du Minnesota aux États-Unis.
1908
Fondation de l’hôpital Sainte-Justine de Montréal par Justine Lacoste-Beaubien. À l’appel de Irma Levasseur, première femme médecin du Québec, atterrée par le taux élevé de mortalité infantile chez les Canadiens français et par le manque d’espace dans les hôpitaux catholiques, où l’on refuse les enfants de moins de cinq ans, un comité se réunit en mai 1907 pour étudier ce projet. On retrouve dans le premier comité honoraire les noms des grandes bourgeoises montréalaises : mesdames Caroline Béique, Joséphine Dandurand, Marie Thibaudeau, Marie Gérin-Lajoie et madame Leman. Afin d’être en mesure de gérer l’hôpital, ces femmes doivent demander au Parlement québécois d’être relevées de leur incapacité juridique, ce que leur permettra l’incorporation.
1911
Marie Gérin-Lajoie, fille de la féministe du même nom est la première diplômée de l’École d’enseignement supérieur pour jeunes filles. Elle obtient la première place lors des examens du baccalauréat, devançant tous les candidats inscrits. On refuse cependant de faire connaître publiquement son succès, car il ne semble pas convenable qu’une jeune fille se soit classée devant les garçons.
18 octobre 1929
Après un long débat juridique et politique, le Comité judiciaire du Conseil privé de Londres décrète que le mot « personne » s’applique aux deux sexes. Cela mettait fin à une polémique soulevée en1918 par un avocat comparaissant à la cour du juge Emily Murphy, d’Alberta, l’informant que ses jugements étaient illégaux parce que selon le droit coutumier britannique, elle n’était pas une « personne ». Avant cette date, les femmes n’étaient pas admises au Sénat parce que le gouvernement canadien interprétait que le mot « personne » dans l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, n’incluait pas les femmes.
Merci Rachel pour ce brin historique avec un beau ton féminin!
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